Desmodium, protecteur de votre foie

Le Desmodium est particulièrement reconnu et utilisé en Afrique pour ses bienfaits protecteurs du foie, c’est une plante incroyable qui est utilisée en médecine traditionnelle africaine.

Cette plante vivace, qui s’enroule autour des palmiers ou des cacaoyers d’Afrique équatoriale, est traditionnellement utilisée par les guérisseurs. Plusieurs espèces de desmodium existent, mais aucune ne concentre autant d’actifs que le Desmodium adscendens.

Bien que l’on ne sache pas encore parfaitement comment le desmodium (Desmodium adscendens) agit sur un organisme malade, il n’en reste pas moins que ses principes actifs ont de réels bienfaits sur la santé, notamment sur le foie.

Il faut en tout cas savoir que le desmodium est riche en principes actifs tels que les : flavonoïdes, alcaloïdes, acides gras. Le desmodium est utilisé également depuis longtemps pour ses propriétés : anti-histaminiques, broncho-dilatatrices, anti-asthmatiques, anti-convulsives, anti-inflammatoires, dépuratives, détoxifiantes, diurétiques, régénératrices de cellules notamment hépatiques, laxatives, stimulantes de l’appétit. 🙂

Quels sont les bienfaits du Desmodium ?

Le desmodium régénère les cellules du foie. Cet organe majeur intervient dans différentes fonctions vitales : digestion, régulation hormonale, métabolisme des graisses. C’est aussi l’usine de purification de l’organisme : il dégrade et évacue les toxiques (déchets naturels, médicaments, alcool, métaux lourds).

Les hépatites virales et médicamenteuses entraînent un dérèglement du foie que le desmodium atténue. Les médecins en prescrivent aussi à leurs patients sous chimiothérapie.

Outre son large spectre d’action sur les pathologies hépatiques, c’est la puissance régénératrice de cette plante qui étonne le plus le monde scientifique. Notamment en cas de fatigue associée à une perte d’appétit ou des difficultés de digestion (gaz, ballonnements), de problèmes de peau (eczéma, psoriasis, et même acné), de maladie ORL à répétition (bronchite, sinusite), de perturbations hormonales, d’allergie (urticaire, asthme). Tous ces signes témoignent d’un foie fatigué par une mauvaise hygiène de vie (stress, malbouffe, excès d’alcool).

Le desmodium permet de soulager le mal de dos du fait de son action anti-inflammatoire. Quant à son action bénéfique sur le foie (le desmodium protège les cellules hépatiques) il est d’une grande aide pour retrouver un teint frais et lutter contre la fatigue.

Pouvoir de protection hépatique exceptionnel

Le Desmodium est une plante largement reconnue dans le monde entier pour son action sur les ictères, les hépatites virales et toxiques, et les lésions du foie.

Il compte même parmi les médicaments hépatiques naturels les plus étudiés, une trentaine de travaux ont été realisés sur cette plante qui se trouvent répertoriés au CNRS.

Des études sur l’animal montrent que le Desmodium adscendens diminue le niveau des transaminases, un marqueur de la souffrance hépatique. Une action bénéfique sur les transaminases a été mise en évidence : l’administration par voie orale pendant 4 jours d’une décoction de Desmodium adscendens (équivalent à 100 mg de plante sèche par kg) a induit une diminution significative de l’alanine-transférase.

Le Desmodium est utilisé en France par certains médecins dans le traitement des hépatites virales. Lorsque le Desmodium est administré avant le troisième jour de l’ictère, le retour à la normale de la couleur des téguments et des urines se fait au bout de 5 jours de traitement. Après cette période, les transaminases GOT et GPT, qui étaient avant le traitement en moyenne respectivement à 730 et 640 unités, ont baissé à 65 et 58 (la norme étant de 30 et 25). Il faut, dans ce cas, une vingtaine de jours pour obtenir une normalisation parfaite.

Lorsque l’on commence à administrer le Desmodium entre le 3e et le 10e jour après l’apparition de l’ictère, les transaminases baissent au-dessous du tiers de leur valeur entre le 1er et le 10e jour de traitement. Dans les cas où le traitement est débuté plus tardivement, les résultats sont variables et la normalisation ne se fait pas dans tous les cas, certains se transformant en hépatite chronique auto-immune. Lorsque la normalisation se fait, elle prend deux à quatre mois.

Le Desmodium dans la tradition africaine

Dans certaines ethnies, au Congo, Guinée, Nigeria, Afrique du Sud et Occidentale, et dans les îles du sud du Pacifique, on l’utilise traditionnellement depuis fort longtemps contre les troubles hépatiques les plus divers.

Au Ghana, par exemple, les guérisseurs l’employaient contre l’asthme, alors qu’au Cameroun et en Côte d’Ivoire c’était plutôt contre la jaunisse, c’est à dire, généralement, dans ces pays, contre l’hépatite B.

Aujourd’hui encore, de nombreux citadins, bien que déracinés, n’ont pas totalement oublié leurs traditions ancestrales, et se servent du Desmodium pour effacer de manière radicale les effets de la gueule de bois, ou éviter les crises de foie.

Son utilisation ancestrale pour ses vertus hépato-protectrices par les tribus locales a intéressé un médecin français, le Dr Tubery, dès les années 1960. Si le desmodium ne fait pas partie de la pharmacopée française, les professionnels de la phytothérapie sont unanimes sur son utilité dans le traitement des pathologies du foie.

Comment prendre du Desmodium ?

En décoction, ou en gélules sous forme d’Extrait de Plante Standardisée (EPS). Il s’agit du type d’extraction qui permet d’ obtenir le maximum de substances actives de la plante. Je recommande de privilègier l’extrait de plante sous forme de gélule à avaler avec un verre d’eau.

En cas de problèmes digestifs, vous pouvez faire bouillir dix grammes de la plante séchée dans un litre d’eau pendant un quart d’heure et consommer cette décoction tout au long de la journée. L’idéal est de consulter votre médecin ou un naturopathe, qui reconnaîtra les signes (teint, langue, haleine…) d’un foie défaillant.

Sauf avis médical contraire, les femmes enceintes et les femmes allaitantes ne doivent pas consommer de desmodium de façon spontanée.

On dénombre actuellement 450 espèces de Desmodium. Certaines ne présentent aucun intérêt, d’autres servent de fourrage pour les animaux, et seulement quelques unes sont employées à des fins thérapeutiques. En fait, les deux variétés les plus connues sont le Desmodium styracifolium, qui est employé dans la pharmacopée chinoise pour atténuer la formation des calculs biliaires, et bien sûr le Desmodium adscendens qui seul a une action de protection hépatique.
Si aucune toxicité n’a à ce jour été prouvée, le desmodium est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants de moins de 12 ans, par mesure de précaution

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