Les compléments alimentaires qui protègeraient la prostate

De nombreux compléments alimentaires se targuent de pouvoir protéger naturellement la prostate, mais qu’en est-il réellement ? De nombreux hommes souffrent, à partir de la quarantaine, d’inflammation de la postate (prostatite) entrainant de nombreux désagréments :  douleurs, envies fréquentes d’uriner, fièvres… La meilleure démarche a adopter est de consulter votre médecin bien évidement, mais qu’en est-il des traitements naturels ?

Les compléments alimentaires sont parfois un recours à ne pas ignorer, lorsqu’il s’agit de protéger votre prostate; associée à de bonnes habitudes alimentaires, les plantes peuvent vous aider à ne plus tomber dans le cercle infernal de l’inflammation de la prostate.

Quels sont les différents problèmes liés à la protate ?

L’hyperplasie bénigne de la prostate

La forme la plus commune d’une hypertrophie de la prostate est l’hyperplasie bénigne de la prostate – ou HBP. La prostate peut s’enflammer ou grossir au fur et à mesure que les hommes vieillissent. La prostate comprime ensuite l’urètre, ce qui entraîne des difficultés à uriner et provoque des infections de la vessie ou des calculs vésicaux. L’HBP peut être causée par diverses circonstances, notamment des changements hormonaux (comme un excès d’œstrogène), la détérioration des vaisseaux sanguins et une carence en zinc.

L’American Urological Association signale qu’ à 60 ans, plus de 50 pour cent des hommes seront atteints d’HBP. A 85 ans, ce chiffre s’élèverait à 90 pour cent. Par ailleurs, un quart de ces hommes développeront des symptômes modérés à sévères des voies urinaires inférieures qui affecteront grandement leur qualité de vie.

La prostatite, ou inflammation de la prostate

Au cours de leur vie, 50% des hommes auront une forme de prostatite. C’est une condition qui peut affecter les hommes de tous âges, mais plus particulièrement les hommes entre 30 et 50 ans. La prostatite provoque une inflammation ou une infection de la prostate.

Il existe quatre types de prostatite

Illustration d’une prostatite

Syndrome de la douleur chronique pelvienne
C’est le type de prostatite le plus commun. Cette condition se manifeste principalement par une douleur pelvienne, mais d’autres symptômes peuvent également accompagner cette affection. Les causes du syndrome de la douleur chronique pelvienne ne sont pas bien comprises, mais elle n’est pas causée par une infection bactérienne. Ce type de prostatite peut persister dans le temps. Elle survient généralement chez les hommes plus jeunes. Certaines recherches ont démontré un lien entre des hauts niveaux de stress et l’apparition ou l’amplification des symptômes de ce type de prostatite.

Prostatite bactérienne aigüe
C’est une infection bactérienne de la prostate. Les bactéries peuvent provenir de la vessie, des intestins ou du sang pour atteindre la prostate. Les symptômes se présentent soudainement et cette condition peut être grave et nécessiter une hospitalisation. Les symptômes associés à la prostatite bactérienne aigüe sont une douleur musculaire au niveau des cuisses, du bas du dos et à la région pelvienne et de la fièvre. Si un homme ne peut soudainement plus uriner, il doit aller immédiatement à l’hôpital pour traiter cette rétention urinaire. Cette affection peut être causée entre autres par une infection urinaire, une biopsie ou dû à l’utilisation d’un cathéter.

Prostatite bactérienne chronique
C’est une infection causée par des bactéries qui dure plus de trois mois. Les symptômes varient dans le temps et ne sont pas aussi sérieux que la prostatite bactérienne aigüe. La prostatite bactérienne chronique peut-être le résultat d’une infection bactérienne aigüe où un nombre de bactéries persiste dans la région prostatique. Les hommes ayant souffert d’infection urinaire ou d’inflammation de l’urètre dans le passé sont plus à risque d’être affectés par cette prostatite.

Prostatite non bactérienne ou prostatite asymptomatique
Ce type de prostatite se manifeste par une inflammation de la prostate. Ce type de prostatite ne cause pas de symptômes et elle est généralement diagnostiquée par hasard. Les causes sont inconnues.

Le palmier nain (saw palmetto 45% d’acides gras)

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La pulpe du fruit du saw palmetto a été longtemps considérée comme tonique. Les Améridiens de la Floride l’utilisaient pour ses propriétés aphrodisiaques ainsi que pour soigner l’hyperplasie prostatique et les problèmes mammaires chez la femme. Ses baies renferment une huile grasse, des phytostérols, du lipide qui contient de l’acide gras, de l’alcool gras, des flavonoïdes ainsi que des polysaccharides.

Le plus important à connaitre à propos du palmier nain est qu’une étude a demontré qu’il ralentit la production de l’enzyme 5-alpha réductase, donc sa prise est une étape importante pour améliorer la santé de la prostate.

Cette enzyme convertit l’hormone mâle testostérone en dihydrotestostérone (DHT) – un stéroïde sexuel et l’hormone androgène. Bien que la DHT soit importante parce qu’elle joue un rôle important dans le développement de l’homme, elle contribue également à de nombreux problèmes de santé courants chez les hommes, comme la perte de libido, l’hypertrophie de la prostate et la chute des cheveux. En prenant des suppléments de palmier nain ou en utilisant l’extrait de la plante, vous inhibez la production de cette hormone et vous évitez ces problèmes.

Associé avec de la racine d’ortie, le saw palmetto serait efficace pour soulager les problèmes de miction liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate (phases I et II).

L’effet des extraits du palmier nain peut prendre de 4 à 6 semaines à se manifester.
En cas de symptômes d’hypertrophie bénigne de la prostate, consulter un médecin avant d’entreprendre une automédication.

 

Le pygeum africaneum soulagerait l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)

Les Africains utilisaient l’écorce de pygeum (appelé prunier d’Afrique, en France) pour traiter les troubles de la vessie et ce qu’ils nommaient la « maladie du vieil homme ». Ce n’est qu’au 18e siècle que des voyageurs européens découvrirent ce vieux savoir qu’ils importèrent chez eux avec enthousiasme.

Depuis la fin des années 1970, de nombreux essais cliniques ont porté sur le pygeum. Une synthèse publiée en 2002 s’est penchée sur 18 études à double insu, regroupant au total 1 562 sujets atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate. Dans l’ensemble, les résultats démontrent que le pygeum est plus efficace qu’un placebo pour soulager les symptômes de cette affection. Cependant, les auteurs de cette synthèse soulignent que la plupart des études analysées sont de faible envergure et de courte durée (quatre mois maximum), que les produits utilisés varient et que les mesures de l’efficacité du pygeum n’ont pas été faites à l’aide d’outils validés. Selon eux, seul un extrait normalisé peut être un traitement valable, et d’autres essais à double insu s’imposent, sur une plus longue période, ainsi que des études comparant les effets de l’extrait de pygeum à ceux de divers médicaments de synthèse.

L’étude à double insu contre placebo la mieux contrôlée a été menée auprès de 263 sujets et publiée en 1990. Les résultats ont démontré une amélioration de la miction chez 65 % des sujets traités, comparativement à 31 % dans le groupe placebo.

Bien que l’efficacité de l’extrait de pygeum soit établie pour le traitement des symptômes de l’hyperplasie bénigne de la prostate, il est conseillé de ne pas s’en tenir à un autodiagnostic et de consulter un médecin avant d’entreprendre une automédication.

Le pygeum est souvent associé au palmier nain, l’ortie et les graines de citrouille. Au cours d’un essai clinique, la prise quotidienne de 600 mg d’extrait d’ortie et de 50 mg d’extrait d’écorce de pygeum a donné de bons résultats. À noter que selon les méta-analyses, le palmier nain seul est plus efficace que le pygeum seul pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate.

L’extrait d’ortie racine serait bénéfique pour la prostate

L’extrait de racine d’ortie (Urtica dioica) est largement utilisé en Europe pour traiter l’hypertrophie de la prostate. Plus de 20 études cliniques ont démontré que, seul ou combiné à d’autres plantes, il améliore les symptômes cliniques de l’hypertrophie bénigne de la prostate et de la prostatite.

La commission E allemande et l’ESCOP (European Scientific Cooperative on Phytotherapy) recommandent son utilisation spécifiquement pour soulager les troubles urinaires associés à l’hypertrophie bénigne de la prostate. Doses recommandées : gélules de poudre dosées à 300mg, 3 à 6 par jour.

Une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, a porté sur 146 patients avec une hypertrophie bénigne de la prostate qu’elle a suivis pendant un an. Ils ont reçu quotidiennement de façon aléatoire 459 mg d’un extrait de racine d’ortie ou un placebo. Les résultats ont montré que l’extrait d’ortie pouvait être considéré comme une option thérapeutique sûre de l’hypertrophie bénigne de la prostate, particulièrement pour réduire les symptômes irritants et pour ses effets antiprolifératifs.

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Association ortie racine et palmier nain :

En Europe, l’extrait de racine d’ortie est fréquemment utilisé associé au palmier scie. Cette combinaison est justifiée puisque la racine d’ortie agit principalement à travers la voie alternative de signalisation dans les cellules de la prostate alors que le palmier scie intervient sur la première voie de signalisation en limitant l’activité du DHT. En effet, la racine d’ortie s’occupe du côté œstrogène de l’hypertrophie de la prostate tandis que le palmier scie s’occupe du côté androgène. Les deux plantes ont des effets anti-inflammatoires.

Au temps d’Hippocrate, l’ortie était employée pour traiter morsures et piqûres. Les herboristes européens l’utilisaient en infusion pour les troubles respiratoires et les indigènes d’Amérique comme aide pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.

 

L’extrait de graine de courge pour soulager les troubles de la prostate

La Commission E et l’Organisation mondiale de la santé reconnaissent l’usage médicinal des graines de citrouille pour soulager les symptômes de la vessie irritable (ou vessie hyperactive) et les troubles de la miction associés à l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Diurétiques, les graines soulagent ces troubles, sans pour autant réduire le volume de la prostate.

Bien qu’on n’ait pas encore trouvé d’explication à ces effets, plusieurs substances potentiellement actives ont été identifiées dans les graines de citrouille (acides gras insaturés, zinc et phytostérols) et les hypothèses ne manquent pas.

Les graines de citrouille, nourrissantes et surtout les amies indispensables de l'homme

Les experts de la Commission E soulignent que les graines de citrouille n’ont pas d’effet sur l’hypertrophie de la prostate – seulement sur la miction. Mais des essais récemment menés sur des rats indiquent toutefois que l’huile tirée des graines pourrait inhiber l’hypertrophie de la prostate.

Des études ont mis en évidence de surprenants effets des graines de courge sur la fertilité masculine.Il a été démontré que la consommation de graines de courge protège contre la peroxydation lipidique des testicules grâce à leur teneur en antioxydants. Il y a ainsi une augmentation du nombre de spermatozoïdes. Ces graines augmentent également le taux de testostérone, FSH et LH, la mobilité des spermatozoïdes et diminuent les anomalies de ces derniers. En plus d’améliorer la qualité du sperme, les graines de courge ont la capacité de protéger contre la toxicité reproductive de certains traitements médicamenteux tels que la Cyclophosphamide (médicament utilisé en oncologie). En résumé, les graines de courge sont un allié majeur contre l’infertilité masculine qu’elle soit due au stress oxydatif ou aux traitements médicamenteux.

Aliments qu’il faut éviter de consommer si on veut protéger sa prostate (conseils du Dr Joyeux) :

Quelles sont ces mauvaises habitudes alimentaires qui ont un impact réel sur la prostate ? Elles concernent surtout l’absence de modération dans les consommations suivantes :

  • trop de viandes rouges et charcuteries (plusieurs fois par semaine)
  • trop de produits laitiers de vache : beurre, yaourts, fromages, crèmes…
  • trop de boissons sucrées avec ou sans faux sucres qui leurrent notre pancréas et le font trop travailler ou pour rien ;
  • Le trop de cigarettes ou fumées toxiques de l’environnement. Elles ne peuvent que réduire les défenses immunitaires et s’ajoutent évidemment aux autres causes.
  • Trop de cuissons des aliments, longues et à haute température, qui transforment les sucres complexes en sucres plus simples qui se stockeront en gras cancérigène ; qui cuisent trop les graisses animales comme végétales et les transforment en produits directement ou indirectement cancérigènes (benzopyrènes, nitrosamines).
  • L’excès d’alcool, vin en trop grande quantité, vins cuits en apéritif et alcools forts, whisky, Ricard, gin, vodka… Il faut en rester à un verre de bon vin à chaque repas. Quant aux alcools forts, 1 par mois soit 12 par an, c’est largement suffisant.
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